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Massimiliano Perrotta est né à Catane en Sicile en 1974. Il vit aujourd’hui à Rome.
Après son début éditorial avec Cornelia Battistini o del fighettismo (La Cantinella, 2006), il a publié la version théâtrale du récit Fine di una giornata de Sebastiano Addamo (La Cantinella, 2008) et la tragédie Hammamet (Sikeliana, 2010) dédiée à la figure controversée du politique socialiste Bettino Craxi.
Il a écrit et dirigé les spectacles « Gli specchi » (2006), « Hammamet » (2008), « Filosofi da bar » (2010).
Il a réalisé les vidéos Expo (2001), Mineo (2007) et le documentaire Bonaviri ritratto (2007) dédié à son maître Giuseppe Bonaviri.
Prix Giacomo-Matteotti 2011 pour son livre Hammamet.
Il nous rejoint aujourd’hui avec Cornelia Battistini ou du Fighettisme.
www.massimilianoperrotta.it
Entretien
Te sens-tu Européen ?
Je me sens sicilien, italien et européen. Mais, j’ai quelques perplexités sur la manière dont l’Union européenne s’est concrétisée jusqu’à présent.
Que penses-tu de ton pays ?
Je pense que l’Italie traverse un moment difficile et qu’elle n’a pas beaucoup d’idées sur la façon de s’en sortir.
Que penses-tu de la France ?
Je suis un grand admirateur de la culture française. Cependant, j’ai bien peur que la France commence à suivre les traces de l’Italie au niveau culturel, social et politique.
N’en as-tu pas marre de ce pitre de Berlusconi ?
Je crois en la démocratie, donc je respecte la volonté de la majorité des Italiens : pour se libérer de Berlusconi il faudrait une gauche convaincante, ce qui n’est pour le moment malheureusement pas le cas…
Que penses-tu du pitre français ?
Je suppose que tu parles de Sarkozy. J’ai l’impression que son ambitieux projet de réaliser un nouveau modèle de droite n’a pas réussi.
Pourquoi as-tu écrit Cornelia Battistini ou du Fighettisme ?
Parce que je crois que le « fighettisme » est la peste de notre époque.
Que penses-tu de l’art contemporain ?
Qu’il est trop « fighetto » et peu « contemporain ».
Que penses-tu de ceux qui font l’art contemporain ?
Je critique le péché, pas les pécheurs.
Es-tu quelqu’un de simple ?
La simplicité est une conquête… J’y travaille.
Qu’aimes-tu faire en général ?
Travailler, cuisiner, passer les soirées avec ma compagne ou avec mes amis.
Qu’aurais-tu aimé être ?
Un homme du siècle dernier.
Parles-tu français ?
Un peu. Disons que j’arrive à communiquer.
Crois-tu en l’amour ?
Sans amour on n’est rien.
Et la mort, que t’inspire-t-elle ? En as-tu peur ?
La mort suscite en moi l’inquiétude, mais aussi la curiosité : il y aura une suite…
Quels sont tes projets ?
Continuer mon activité théâtrale, réaliser une vidéo sur l’Italie d’aujourd’hui, publier mon premier livre de poésie sur lequel je travaille depuis des années.
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