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Florence Day est née en région parisienne où elle vit toujours aujourd’hui. Elle est mariée et mère de deux enfants.
Elle est lauréate d’une quinzaine de concours de nouvelles et de poésie libre. En 2007, elle reçoit le premier prix du roman non édité à l’Appel littéraire de Biscarosse avec Les noces rousses , et en 2009, le second Accessit des Arts et Lettres de France pour sa nouvelle Les mailles. Les éditions Pop Fiction publient son premier recueil de nouvelles Les âmes fugitives.
Entretien
Depuis quand écris-tu ?
Depuis 2001, suite au décès de ma maman en 2000. J’avais besoin d’étancher mon chagrin tout en préservant ma famille. Je ne pouvais pas lui en faire porter le poids. L’écriture fut donc un exutoire. Cependant, je ne voulais pas écrire ma propre histoire. Je n’en avais pas la force. Je trouvais plus intéressant d’inventer des personnages de fiction. C’était à mon sens plus créatif. J’ai commencé par écrire un roman Les noces rousses, puis des nouvelles. Galvanisée par quelques petits succès littéraires, cette passion ne m’a plus quitté.
Comment en es-tu arrivée à écrire Les venins de la Couronne ?
C’est à partir d’une nouvelle que j’avais écrite. Elle avait beaucoup plu à un ami. Il m’a suggéré d’en faire un roman. Au fil des mois, j’ai construit l’histoire. Je voulais qu’il y ait de l’action, de l’humour et du suspens. J’ai fait beaucoup de recherches au niveau du costume, de l’architecture, des sciences occultes, de la Cour des Miracles…Mais j’ai aussi pris des libertés avec l’Histoire pour donner plus de piquant à l’intrigue.
Es-tu une passionnée d’histoire ?
Oui, depuis l’âge de huit ans. C’est ma grand-mère paternelle, Marguerite Day, qui m’a transmis cette passion. Elle lisait beaucoup de romans historiques et me les racontait avec tant de conviction que je voyais les personnages évoluer sous mes yeux. C’était magique !
Pourquoi avoir voulu faire de cet épisode de l’histoire un roman ?
Parce que l’année 2010 a marqué les quatre cents ans de l’assassinat d’Henri IV, le roi préféré des Français. Les journaux en ont beaucoup parlé. Il m’a alors semblé évident de parler de Gabrielle D’Estrées, sa grande passion. Je ne suis pas historienne mais j’ai fait beaucoup de recherches sur les causes de son décès. Cela m’a intrigué. J’en ai conclu qu’elle avait été empoisonnée. J’ai donc construit la trame de mon roman à partir de cette « intime conviction ».
Comment te sentais-tu quand tu étais en train de l’écrire ?
Très heureuse et en même temps, toujours insatisfaite. Je reprenais sans cesse les dialogues, j’ajoutais des détails, bref, je n’arrivais pas à me détacher de cette histoire que je vivais en direct.
Comment t’es-tu sentie quand tu as posé sur le papier le dernier mot ?
Je me suis aussitôt lancée dans l’écriture d’un nouveau projet historique, car pour moi, le mot fin n’existe pas.
Tu vis aujourd’hui à Chelles, en région parisienne, peux-tu nous en dire un peu plus sur ta vie ?
Je suis mariée, j’ai deux grands enfants et un petit fils de sept ans Valentin. Je travaille dans un musée national et je fais des séances de lecture bénévole de mes œuvres dans les maisons de retraite de Chelles plusieurs fois par an. Ce moment de partage est un bonheur absolu, car les personnes âgées sont de remarquables auditeurs, très attentifs et respectueux. Je consacre mes loisirs à ma famille, mes amis et l’écriture.
Qu’aimes-tu faire en général ?
J’aime faire la cuisine, m’occuper de ma maison, lire. J’adore partir en week-end en province pour découvrir de jolies villes, telles que Nancy, Bourges, etc. Cela m’inspire pour l’écriture.
Raconte-nous un jour dans ta vie ?
Je me lève à six heures du matin, je vais travailler, j’écris dans le train ou dans le métro, je regarde les informations chaque soir et je fais mes corrections de textes. J’ai une vie très modeste, mais riche en tendresse et en amitié.
Qu’aimes-tu le plus au monde ?
Ma famille.
Qu’est-ce qui te fait le plus peur ?
La maladie. C’est une véritable phobie.
As-tu des secrets ? Pourrais-tu en partager un avec nous ?
Oui, j’ai des secrets, comme tout un chacun. Le quotidien nous exposant au regard et au jugement des autres, le secret est un moyen de se préserver. Je préfère donc partager ma passion de l’Histoire avec vous, grâce aux « Venins de la Couronne ». Allez, je vous en livre un tout de même ! Sans ma grand-mère Marguerite, ce livre n’aurait peut-être pas vu le jour.
Quels sont tes projets ?
Dans la lignée de mon roman, je prépare un recueil de nouvelles historiques sur les favorites des rois de France (des très célèbres et d’illustres inconnues). Un personnage récurrent nous fera voyager dans le passé. Meurtres, humour et frissons seront, je l’espère, au rendez-vous.
Qu’aimerais-tu faire ?
Continuer à écrire, aller à la rencontre des lecteurs…
Qu’est ce que tu aurais aimé être ?
Avocate ou Historienne.
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